La pression sociale liée à la grossesse. À notre époque libérale, on pourrait s’attendre à ce que la pression exercée sur les couples pour concevoir ait disparu. Mais il n’en est rien. Les médias, ainsi que les amis et la famille, et parfois même des inconnus, ont tous une opinion sur le moment où une femme devrait commencer à avoir des enfants, et ces opinions sont exprimées haut et fort. Certes, ces avis sont généralement bien intentionnés, mais cela peut être assez confrontant et stressant ; surtout si le couple rencontre déjà des
difficultés à concevoir, ou ne souhaite tout simplement pas avoir d’enfants.
Origine de cette pression
La pression intense exercée sur certains couples, même lorsque la bague vient tout juste d’être mise au doigt, vient le plus souvent des futurs grands-parents. Avec leur désir d’être assez jeunes pour profiter de leurs petits-enfants, ils paniquent à l’idée que le temps leur échappe. Une fois qu’une femme a atteint l’âge de trente ans, les questions commencent inévitablement.
Tout cela est bien compréhensible si le couple est prêt à avoir des enfants. Mais qu’en est-il de ceux qui essaient depuis des mois ou des années sans succès ? Ils ne souhaitent peut-être pas partager cette période difficile et intime avec tout le monde. Et les questions incessantes ne font qu’ajouter à leur désespoir et leur frustration. Ce stress supplémentaire ne peut que réduire leurs chances de
conception, le stress déclenchant des réactions hormonales qui compliquent la conception. De nombreuses histoires racontent des femmes qui ont essayé de concevoir pendant de longues années difficiles, pour finalement tomber enceintes une fois qu’elles avaient « abandonné » et levé cette pression sur elles-mêmes.
Que feriez-vous ?
Imaginez la frustration et la peine ressenties lorsqu’une femme se fait sans cesse demander quand elle aura des enfants, alors qu’en réalité elle désire ardemment un enfant mais ne peut pas concevoir. Ou encore, lorsqu’une femme ne souhaite pas avoir d’enfants — un concept difficile à comprendre pour beaucoup, surtout parmi les générations plus âgées.
Il est vrai que
la fertilité diminue avec l’âge, mais cela n’exclut pas qu’une femme puisse tomber enceinte à la fin de la trentaine ou au début de la quarantaine. La pression exercée sur les femmes peut être dangereuse. Elles peuvent ressentir la notion du «
et si » — tomber enceinte alors qu’elles ne sont pas prêtes, parce qu’elles ont peur de « et si je ne peux pas tomber enceinte dans quelques années ». La pression de se précipiter pour fonder une famille pourrait entraîner d’autres problèmes, dans la relation du couple et le lien avec l’enfant.
Quelle est la meilleure réponse ?
Alors, quelle est la meilleure réponse face à la pression exercée par tant de personnes ? C’est une décision personnelle de déterminer combien d’informations partager ; certains n’hésitent pas à discuter ouvertement du sujet et des problèmes, tandis que d’autres préfèrent garder cela pour eux. Garder des réponses positives est probablement la meilleure approche, car en général, les gens ne se rendent pas compte que leurs questions causent du stress. Limiter les réponses au strict nécessaire devrait aider à réduire les questions incessantes et les indiscrétions. Évidemment, votre réponse variera selon la personne et votre relation avec elle. Un membre de la famille insistant peut nécessiter une réponse directe et claire pour signifier que vous ne souhaitez pas en discuter avec lui. Avec un collègue de travail, il est conseillé de détourner ses questions avec humour et de ne pas trop en révéler.
Quelle que soit la décision de vouloir avoir des enfants ou le moment de commencer à
essayer de concevoir, ou si des problèmes de
fertilité surviennent, la pression exercée sur les femmes peut créer un environnement très stressant et nuisible. C’est une décision personnelle qui ne regarde que le couple.